Arcade Fire – Les chouchous du Rock

Arcade Fire est un groupe de rock alternatif composé de sept membres, venant tout droit du Canada. Ils ont explosé les ventes pour leur dernier album, « The Suburbs ». S’il faut parler de leur placement dans les charts, voilà tout simplement quelques chiffres: 1er au Canada, en Belgique, au Royaume-Uni, en Irlande, et aux USA. Les pays du rock ont voté !

Pour un petit rappel, Arcade Fire, ce sont les chouchous de David Bowie. A partir de là, on s’attend à quelque chose d’explosif, pop/rock, assez underground (du moins ça l’était vraiment au début), avec de beaux textes et des lives décapants. Ils ont remporté un Grammy ainsi qu’un Brit Awards et deviennent  la bande d’influence en 2011. L’histoire continue.

Un petit rappel de la discographie:
2004 Funeral
2007 Neon Bible
2010 The Suburbs

Tous ces albums ont des influences très variés. The Suburbs glisse tout seul, a fait un succès phénoménal et est adoré. Il glisse peut être presque trop tout seul d’ailleurs. Finalement, je crois que dans deux ans on se retrouvera plus à écouter de bons vieux titres de Neon Bible, plus parlants, planants, émotifs. Cependant, les titres Modern Man, We Used To Wait et Month of May présents sur The Suburbs sont de vraies perles.
Pourtant, la nostalgie de No Cars Go, My Body Is a Cage ou Antichrist Television Blues est grande. Ces titres ont le mérite de nous faire décoller, de nous faire réfléchir, ça emporte loin, et c’est sans doute plus parlant que les titres de « The Suburbs ». On y retrouve un plus grand nombre de métaphores et de symbolismes. Enfin, Arcade Fire est quand même un très grand groupe. Ils ont la réputation de ne jamais manquer leurs lives, et ça, c’est annonciateur de grands musiciens.

In my dream I was almost there
Then you pulled me aside and said you’re going nowhere
They say we are the chosen few
But we’re wasted
And that’s why we’re still waiting
On a number from the modern man
Maybe when you’re older you will understand
Why you don’t feel right
Why you can’t sleep at night now
->  Modern Man

Parfois, au lieu de dire n’importe quoi et de faire de la critique musicale en boucle, avec des avis qui seront toujours divergents, il vaut mieux laisser les artistes s’exprimer par eux-mêmes.

Extraits d’interviews:

L’accueil réservé à votre premier album ‘Funeral’ a été phénoménal. Comment l’avez-vous vécu ?
Will Butler : C’était génial, hilarant. On en riait : “4.000 personnes dans la salle ? Vraiment ??

Comment compareriez-vous vos deux albums ?
JG : En fait, pour les deux, le processus d’écriture a été le même : il se base sur la poursuite d’une vie normale. C’est vraiment dur d’écrire une chanson quand tu n’as pas le temps de t’asseoir et d’avoir l’esprit clair. Pour ‘Funeral’, c’était facile puisque nous avions une vie tout à fait normale à cette époque. Après la tournée, il a fallu nous réajuster afin de revenir à une vie et un rythme plus classiques. Ca prend un, deux, trois voire quatre mois… C’est de cette normalité que vient notre musique.

Comment pensez-vous que les gens vont percevoir le fait que vous soyez passés d’un petit label à une major du disque ? Etait-ce une progression naturelle ?
JG : On n’en a pas vraiment parlé avant d’avoir fini le disque. Lorsqu’on l’a fait, c’était plus pour des raisons de logistique. Si on la chance d’avoir du succès, il faut être capable aussi de passer d’une production de 2.000 copies d’un disque à 200.000 !
C’est un grand privilège d’être libre, aussi bien au niveau visuel que musical. Nous avions besoin d’un partenaire qui ait les ressources nécessaires pour nous offrir cette liberté. Mais si notre réseau de distribution change, nous restons les mêmes.

Vous avez acheté une église, vous y avez enregistré votre nouvel album. Le concert d’hier soir avait lieu dans une église. Y a-t-il là une signification particulière ?
JG : Chaque lieu où nous faisons un concert est un lieu que nous avons choisi parce qu’il permet aux gens présents de se rejoindre dans une sorte de communion, que ce soit dans une église ou une salle de spectacles. Le choix de l’église était plus d’ordre technique, nous recherchions un endroit très spacieux.
WB : Par ailleurs, on a longtemps joué dans des bars, où les clients étaient plus occupés par leur bière que par la musique. Alors que, pour nous, la musique est plus importante que la boisson.
JG : Dans nos civilisations, l’église fait davantage figure de lieu de culture et d’émotion qu’une vulgaire salle de concerts !
Comment fait-on pour acheter une église ?
JG : Avant la fin de la tournée ‘Funeral’, Win et Régine voulaient acheter une église afin d’y enregistrer ou au moins d’y jouer de la musique ensemble. Il se trouve qu’à Montréal beaucoup d’églises sont vides, abandonnées ou à vendre. Win et Régine sont allés en voir une et nous ont demandé si nous souhaitions dépenser l’argent gagné en l’achetant. On a tous été partants. C’était le meilleur moyen d’investir notre argent dans le groupe !
On s’est tous retrouvés au début de l’année 2006 après la fin de la tournée et les vacances de Noël pour rénover l’église, y installer des chambres et des espaces pour jouer. Initialement, on voulait simplement y faire de la musique et puis, on s’est décidés à y enregistrer de nouvelles chansons. Tout s’est fait très naturellement…

Certaines voix ont été enregistrées dans la cuisine ??
JG : Oui ! Certaines ont été prises à l’intérieur de l’église de Montréal, d’autres à New York à l’arrière d’un taxi, dans chaque endroit qui nous inspirait. On a conscience qu’avoir la possibilité technique et matérielle de faire tout cela est une chance.

Vous êtes dix sur scène. La taille de votre groupe est-elle un avantage ?
JG : En tournée très certainement parce que c’est quelque chose d’épuisant. Si l’un de nous est fatigué, il en reste toujours neuf pour se donner sur scène à 100 %.

Vous avez travaillé avec David Byrne, David Bowie ou encore U2. Quelle signification ont eu ces collaborations pour vous ?
JG : Ce sont les artistes qui nous ont le plus touchés depuis notre adolescence. Les Talking Heads sont vraiment importants à nos yeux ; David Byrne a été l’un des premiers à saluer notre travail.
WB : Ce sont eux qui nous ont servi de modèle et de source d’inspiration.
JG : Ces collaborations ont pu se faire aussi parce que ce sont des artistes vraiment simples, les pieds sur terre. Juste des gars qui font de la musique ! David Byrne est venu à un de nos concerts, on lui a dit “Hé, David, on a repris une de tes chansons. Tu veux jouer avec nous ?” et il a répondu “Ouais !”. Ca a été pareil avec Bowie. Avec U2, on leur a proposé de reprendre avec eux ‘Love Will Tear Us Apart Again’ et on s’est retrouvés sur scène devant 40.000 personnes !

On attend toujours beaucoup d’Arcade Fire, et certaines personnes semblent quelque peu déçues par “The Suburbs”. Avez-vous déjà lu certaines de ces critiques? Vous affectent-elles?
On sort un album simplement parce qu’on l’aime, donc ca nous importe finalement peu de savoir qu’il a pu être critiqué. Tu sais, il doit y avoir des milliers de blogs qui ont publié un article sur le disque, donc c’était évident que tout le monde ne serait pas d’accord. Pour nous, le plus important est évidemment de le sortir un album qu’on aime. On ne peut pas contenter tout le monde. Quand on compose un disque, on le sort quand on est tous totalement convaincus de son contenu, ensuite on s’en va le jouer en concert, et on est heureux comme ça! Le but, c’est de jouer de la musique tous ensemble, pas de recevoir à tous prix de bonnes critiques.
Ressentez-vous une quelconque pression de par le fait que vous êtes désormais considérés comme l’un des plus grands groupes du monde?
(rires aux éclats!) Non, c’est très facile d’être les meilleurs, c’est pas compliqué du tout pour nous! La pression s’en va toute seule quand on est les meilleurs (rires). On nous a déjà dit mille fois que notre dernier concert était le plus grand show qu’on ait jamais joué! C’est très bizarre! (rires)
Qu’est ce que cela vous fait d’entendre Peter Gabriel reprendre un de vos titres, ou que certains disent que U2 étaient les Arcade Fire des années 80?
Vous savez combien de disque a vendu U2 (rires)? Enormément! Nous, on a été numéro un pendant une seule semaine (rires)! Quant à Peter Gabriel, il a en effet repris “My Body Is a Cage”. C’est un honneur pour nous. On a pas encore eu le temps de faire la même chose en retour, mais ça se fera certainement.

Do you ever wish you could have started making music in another time?
Will: If we were around in the 60s, who would we rip off? Glenn Miller? [laughs] We have some nostalgia about how music and radio used to be, but it’s not a deep nostalgia. When you get into it, it was all pretty screwed up the whole time.

Funeral:

Neon Bible:

The Suburbs:

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